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Les informaticiens de l’éducation nationale en grève ce jeudi 1er juillet

NON à la réorganisation imposée par le ministère, NON au SDI actuel SDI : Schéma Directeur des Infrastructures

Le ministère de l’Education Nationale a décidé une externalisation et une privatisation de grande ampleur de son informatique. Cela entraînera à plusieurs niveaux des conséquences négatives sur l’ensemble des personnels de l’Education Nationale (chefs d’établissement, enseignants, administratifs, etc.), sur les élèves et les parents, et sur le service rendu à l’usager de façon générale.

Cela fait plusieurs mois que les informaticiens ont alerté leur hiérarchie et le ministère pour leur faire part de leurs inquiétudes face à ces restructurations sans concertation, sans étude de faisabilité ni estimation des coûts réels engendrés. Sous prétexte d’une économie de personnels, le coût global sera largement supérieur pour un service dégradé.

Jusqu’alors toutes les missions (gestion, exploitation, assistance) étaient assurées par des équipes informatiques académiques efficaces (comme aime à le souligner la hiérarchie et le ministère) travaillant dans la discrétion et assumant toujours plus de missions.

Les compétences, la disponibilité, la proximité et la qualité des services rendus, reconnues par tous, seraient ainsi balayées sans qu’aucune garantie ne puisse être apportée sur les coûts ou le fonctionnement du nouveau système.

Comme simple exemple, la perte de l’informatique de proximité remplacée par des « hotlines » impersonnelles aux temps de réponses de plus en plus longs affectera aussi bien des résultats de concours que la gestion du dossier élève, la carrière des enseignants et personnels, etc.

Le système actuellement en place est le résultat d’améliorations successives grâce aux compétences des équipes, aux évolutions technologiques mises en place au fur et à mesure des années et il faudrait renoncer à cela du jour au lendemain sans réelle étude !

Pourquoi un tel mépris du ministère nous poussant à la grève en cette période de baccalauréat ?

Malgré plusieurs mouvements depuis 6 mois et une grève nationale massivement suivie à plus de 80% par les informaticiens de l’éducation nationale le 30 mars dernier, notre ministre continue à faire la sourde oreille. Il n’a même pas souhaité nous recevoir nous obligeant ainsi à alerter l’opinion publique dans une période particulièrement sensible.

Notre volonté n’est pas de nuire aux élèves, aux futurs étudiants, aux enseignants ou aux parents d’élèves mais de montrer les enjeux de cette réforme et de faire pression sur le ministère pour qu’il renonce au SDI actuel. (SDI : Schéma Directeur des Infrastructures)

La presse a déjà essayé d’alerter l’opinion publique à de nombreuses reprises sur les premières conséquences désastreuses (délais, indisponibilité, surcharge de travail des gestionnaires, etc.) de la mise en place d’application centralisée et privatisée comme DT ou Chorus avec le problème de paiement des fournisseurs par exemple.

Nous sommes tous concernés : cette réforme pénalisera l’ensemble des usagers du système éducatif et menace l’éducation des futures générations.

Les personnels informaticiens de l’académie de Rennes