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Accueil du site || Actions || Retraites : suite... et pas fin !

 

Toujours le mépris !

Communiqué FSU
Les Lilas, le 10 novembre 2010

La promulgation dans la précipitation et en pleine nuit de la réforme des retraites montre combien le président de la République craint le mouvement social. Il veut en finir vite avec le dossier des retraites car il sait sa réforme massivement contestée.

Il veut aussi effacer la censure exercée par le Conseil Constitutionnel sur la réforme de la médecine du travail mais la promulgation de la loi ne change pas son caractère injuste et inefficace.

La réalité sociale demeure. La loi pénalise particulièrement les agents de la Fonction Publique. Elle reste inacceptable ; la FSU demande son abrogation, l’ouverture d’un grand débat public et de réelles négociations pour d’autres mesures nécessaires à la sauvegarde et au développement des retraites par répartition et du code des pensions.

La FSU continuera à agir avec les personnels dans le cadre de l’intersyndicale.

D’ores et déjà, elle appelle les personnels à faire du 23 novembre prochain, un rendez-vous social national majeur pour les retraites, l’emploi et les salaires.


Le mouvement social est légitime et conforté

Déclaration commune des organisations syndicales
CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA
Le 8 novembre 2010

Après plusieurs semaines de mobilisation et malgré les moyens déployés par le gouvernement pour tenter d’accréditer l’idée que « la page retraite » est tournée, ce sont 1,2 million de salariés qui ont manifesté le 6 novembre dans 243 villes contre cette réforme des retraites injuste et inefficace.

Si chacun a conscience que la loi sur les retraites est susceptible d’être promulguée dans les prochains jours, l’heure n’est pas à la résignation. Les organisations syndicales continueront d’agir pour la réduction des inégalités, une véritable reconnaissance de la pénibilité et d’autres alternatives pour le financement du système de retraites par répartition. Elles réaffirment leur attachement au maintien de l’âge légal de départ en retraite à 60 ans et de l’âge du taux plein à 65 ans.

Elles constatent que la situation économique et sociale reste très dégradée et toujours préoccupante pour les salariés, les retraités, les chômeurs et les jeunes qui subissent toujours durement les conséquences d’une crise qui dure.

Les organisations syndicales considèrent que la mobilisation d’un niveau exceptionnel depuis plusieurs mois a mis en lumière l’insatisfaction criante des salariés et leurs revendications en matière d’emploi, de salaires, de conditions de travail, d’inégalité entre les femmes et les hommes, de fiscalité et de partage des richesses. Elles décident d’approfondir leurs analyses et propositions sur ces questions afin d’interpeller le gouvernement et le patronat.

Les organisations syndicales décident de poursuivre la mobilisation dans l’unité en faisant du 23 novembre une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation par des actions multiformes. Ces actions doivent répondre aux préoccupations des salariés et permettre la participation du plus grand nombre. Elles demandent aux organisations territoriales et professionnelles d’en préciser les modalités (rassemblements, manifestations, meetings, arrêts de travail…).

Des initiatives dans les territoires et les entreprises sont déjà prévues. Les organisations syndicales veilleront à assurer leurs réussites.

Les organisations syndicales s’engagent dès à présent à participer activement à la journée d’action Européenne du 15 décembre pour s’opposer aux plans d’austérité qui se multiplient en Europe.

Les organisations se reverront le 29 novembre 2010.


Retraites : la réforme reste injuste et inefficace… Elle reste donc inacceptable !

Les Lilas, le 6 novembre

Aujourd’hui encore, les manifestations de salariés, du public comme du privé, chômeurs, jeunes, retraités… partout en France contre la réforme des retraites ont été importantes. Personne n’oublie que même votée, cette loi porte à 62 ans l’âge de la retraite et à 67 ans celui du taux plein, fait porter les efforts financiers essentiellement sur les salariés et allonge la durée de cotisation. Si ce texte devait être promulgué, il provoquerait des régressions sans précédent pour tous les salariés. C’est injuste pour tous et inacceptable !

La FSU demande au Président de la République de ne pas promulguer cette loi !

Dans un contexte de réduction d’emploi et de gel des salaires, les fonctionnaires sont particulièrement pénalisés par cette réforme. Les jeunes ne sont pas non plus épargnés car non seulement cette loi n’assure pas l’avenir de leurs retraites mais elle crée un nouvel obstacle à leur insertion professionnelle.

Aujourd’hui tous : salariés, chômeurs, jeunes, retraités… ont bien compris qu’une alternative à cette loi en termes d’emploi, de financement, de reconnaissance de la pénibilité au travail, de réduction des inégalités entre les hommes et les femmes, de prise en compte des années d’étude... est crédible, possible et indispensable. C’est pourquoi la FSU est déterminée à poursuivre le travail unitaire de propositions et d’actions avec tous les personnels.

La détermination reste forte face à cette loi et au refus de dialogue social. Le gouvernement qui a perdu la bataille d’opinion aurait tort de penser qu’il en a terminé avec la question des retraites. Ce qui a été massivement jugé injuste, inefficace et inacceptable avant le vote du projet de loi au parlement, le reste toujours après.

La FSU s’engage à continuer de combattre cette réforme pour imposer des mesures justes, solidaires et pérennes.

Elle appelle les personnels à débattre des conditions de poursuite du mouvement et à participer toujours plus nombreux aux actions unitaires engagées localement.

La promulgation de la loi n’arrêtera pas le profond mouvement qui s’est développé dans notre pays. D’ores et déjà un nouveau rendez-vous national de mobilisation est fixé pour la semaine du 22 novembre. La FSU contribuera à faire de cette nouvelle journée nationale d’action, un rendez-vous social majeur pour la défense des retraites et pour l’emploi, le pouvoir d’achat et contre la précarité qui impactent aussi le financement des retraites.