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Accueil du site || Actions || Sur les mobilisations dans l’enseignement supérieur

Le succès de la mobilisation du 29 janvier, tous ensemble, salariés du privé et du public, retraités, chômeurs, a démontré l’ampleur du mécontentement. Qu’il s’agisse de l’emploi, des salaires ou du service public, le gouvernement doit changer radicalement de politique.

Les raisons de la colère dans l’Enseignement supérieur et la Recherche :

- le désastre du nouveau cadre de formation et des modalités des concours pour les futurs professeurs des écoles, des collèges et des lycées ;

- la remise en cause du statut d’enseignant-chercheur ;

- la casse des statuts des personnels BIATOS, notamment des personnels de bibliothèques et de l’Administration Scolaire et Universitaire ;

- la mise en concurrence des établissements entre eux, des laboratoires, des personnels ;

- le pouvoir absolu des présidents d’université en matière de recrutement, de carrière et de rémunération des personnels ;

- les suppressions d’emplois, la généralisation de la précarité ;

- la disparition rapide des organismes de recherche, comme le CNRS, l’INSERM, etc

La casse du service public d’enseignement supérieur et de recherche est la conséquence de plusieurs réformes : loi LRU (Libertés, Responsabilité des Universités), RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), Réforme de la Recherche en lien avec tous les mauvais coups portés aux autres secteurs.

Le SNASUB appelle à débattre notamment des revendications suivantes dans les Assemblées générales :

- l’abrogation de la loi LRU ;

- le retrait du projet de décret sur le statut d’enseignant-chercheur ;

- le maintien du statut interministériel des personnels de bibliothèque ;

- maintien des personnels du statut de l’ASU dans l’enseignement supérieur ;

- l’abrogation de la réforme de la Recherche, avec le maintien des organismes de recherche CNRS, INSERM et des droits statutaires de leurs personnels ;

- le rétablissement des postes supprimés, et les créations d’emplois correspondant à la résorption de la précarité et aux besoins ;

- la refonte de la grille salariale ;

- des budgets pérennes, financés par l’Etat ;

- le maintien des droits des futurs enseignants des premier et second degrés ;

Nous savons tous qu’une journée d’action, si puissante soit-elle, ne réussira pas à faire céder ce gouvernement.

Le SNASUB appelle les personnels BIATOS (administratifs, techniques, de bibliothèque) de l’enseignement supérieur à se mobiliser avec les autres composantes des établissements d’enseignement supérieur.

Dans de nombreux établissements de l’enseignement supérieur et de la Recherche, étudiants, personnels enseignants, de la Recherche, BIATOS décident de continuer la mobilisation et votent en assemblées générales la poursuite de la grève à partir de lundi.

Le SNASUB est partie prenante de la mobilisation des personnels et des étudiants pour la défense de leurs revendications et pour la défense du service Public, et à cette occasion il a déposé un préavis de grève reconductible. Il encourage les personnels BIATOS à prendre toute leur place dans l’organisation et le déroulement des luttes. Il agira pour que les luttes convergent et se coordonnent.

Dans cette perspective, le SNASUB appelle les personnels BIATOS de l’Enseignement supérieur et de la recherche à amplifier le mouvement et à participer massivement aux manifestations locales et nationales prévues les 5 et 10 février.

Tous ensemble pour gagner !